Nouveaux tirs contre des manifestants à Sidi Bouzid

TUNISIE
La police tunisienne a dispersé dans la nuit de jeudi à vendredi une deuxième manifestation contre le gouvernement à Sidi Bouzid par des tirs de balles en caoutchouc, berceau de la révolution de 2011.

Une première manifestation avait été dispersée dans la matinée alors que les critiques contre le


pouvoir dominé par les islamistes se multiplient. Quelque 800 manifestants protestant contre l'intervention de la police contre une première manifestation dans la matinée et contre le gouvernement dominé par les islamistes d' Ennahda ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre. Elles ont répliqué par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.
Aucune information sur des blessés n'était disponible dans la nuit. Des affrontements avaient toujours lieu autour de minuit.
Dans la matinée, la police avait dispersé de la même manière une manifestation lorsque les protestataires avaient tenté de pénétrer de force dans le siège du gouvernorat de cette ville du centre-ouest du pays.
Gouvernement critiqué
Une personne blessée par une balle en caoutchouc et quatre autres intoxiquées par le gaz avaient alors été transférées à l'hôpital de la ville, selon le surveillant général de l'établissement, Adel Dhaï, évoquant des blessures sans gravité.
Plusieurs partis d'opposition avaient participé au rassemblement comme le Parti républicain (centre), le Parti des travailleurs tunisiens (communiste), et Al-Watan (la nation).
«Les revendications du peuple relatives à l'amélioration de sa situation sociale deviennent de plus en plus insistantes mais malheureusement le gouvernement n'est pas au service de ce peuple», a déploré Mohamed Ghadri du Parti républicain.
Sidi Bouzid est située dans une région particulièrement pauvre et marginalisée sous l'ancien régime. Or, selon des analystes, la situation ne s'y est guère améliorée depuis la révolution. La ville est le berceau de la révolte qui a abouti le 14 janvier 2011 à la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali en Arabie saoudite.
L'intervention musclée de la police jeudi intervient au moment où l'opposition et la société civile accusent le gouvernement d'une dérive autoritaire et islamiste.
24 Heures.ch

Il semble que cela ne soit pas mieux que sous Ben Ali, ce serait même pire !
Ce n'est pas mieux en Egypte et en Libye et ce sera idem en Syrie si Assad est renversé !
Derrière ces "révolutionnaires rebelles" sont les islamistes purs et durs !

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